Netanyahu invité ou convoqué par Obama ?

Publié le par Dabbag.info.over-blog.com

2697058088_c7e5a45e2b.jpg__Soyons francs, dans le climat qui règne actuellement entre Israël et les Etats-Unis l'invitation de Georges Mitchell au Premier ministre israélien a comme un arrière-goût de convocation.

D'accord, Binyamin Netanyahu sera déjà sur place pour le congrès annuel de l'AIPAC et cela pourrait être considéré comme un honneur que lui ferait l'hôte en chef américain. Seulement voilà, malgré beaucoup d'amicales assurances, deux points restent obscurs dans la position états-unienne.


Premièrement, il faut se demander si le fait de vouloir favoriser des négociations indirectes entre israéliens et palestiniens n'est pas une manière de vouloir conduire les premiers à accorder, ou subir, des concessions qu'une négociation directe aurait pu faire entrer dans le cadre d'un accord définitif. Il faut bien l'avouer, il y a quelque chose de foncièrement étrange à favoriser la reprise d'un dialogue par pays interposé pour la seule raison que l'une des parties a démocratiquement changé de gouvernement.

Car, après tout, Abbas n'est pas Assad, il s'était déjà assis à la même table que l'interlocuteur hébreu. Et, à ce que tout le monde pensait, il suffisait de quelques petits pas, d'un côté comme de l'autre, pour parvenir à un arrangement. Etrange. D'où notre inquiétude à propos des pas de géants que l'administration américaine pourrait exiger d'Israël face à un adversaire dont le sur-place finit par devenir agaçant.

Sans parler de la dernière déclaration, à propos d'un Etat unique, de Dahlan dont nous pouvons légitimement deviner qu'elle lui fut suggérée et que peu d'entre nous,apparemment, ont jugé dangereusement révélatrice. 

Il ne serait pas normal que l'Etat Hébreu mette tant de perles dans la corbeille d'une mariée absente. Une mariée qui, par ailleurs, ne cesse de faire du pied à un Hamas qui ne reconnaîtra pas ses noces quoi qu'il en soit.

Mais ni Barak Obama, ni Madame Clinton ne semblent s'émouvoir du fait que les dures concessions israéliennes risquent d'être, une fois de plus, payée en monnaie de singe.

Deuxième anomalie, celle concernant la libération de prisonniers palestiniens que réclame les USA. En vertu de quel droit nouveau, un Etat doit-il rendre à la liberté ceux qui se proclament encore ses ennemis et qui ont été capturés les armes à la main ou en voie de commettre des actes de guerre ? En échange de qui ? En échange de quoi ? De Guilad Shalit ? Non. De la paix ? Non, puisque ce pseudo-dialogue qui repartirait d'en-dessous de zéro ressemble à tout sauf à une entente.

Voilà pour quelles raisons il n'est pas si déplacé de voir dans cette invitation de Netanyahu une forme de convocation dont l'issue, ne l'excluons pas, pourrait déboucher sur une autre épreuve de force entre les deux pays.

Evidemment, les deux amis parleront encore de l'Iran...comme s'ils ne s'étaient pas déjà tout dit sur la question.





































 

Publié dans Israël

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