Israël: mais qui conseille Netanyahu ?

Publié le par Dabbag.info.over-blog.com

3855774245_7c8b709f4c.jpg__Les véritables amis d'Israël  ne peuvent restés silencieux devant la bourde stupidementt anachronique que vient de commettre le Premier ministre israélien.

Que l'information sur la construction de 1600 nouveaux logements à Ramat Shlomo ait été diffusée alors que Jo Biden, le Vice-président américain le rencontrait est déjà une erreur. Même si cette erreur entre dans on ne sait quel calcul, il n'en demeure pas moins que ce type de calcul est à double tranchant, et qu'Israël en gère de plus en plus mal les effets coupants. 

Une autre erreur, beaucoup plus grave selon nous, est l'affirmation de Netanyahu selon laquelle il n'était pas, lui-même, "informé que la décision, en attente depuis longtemps, venait juste d'être prise à ce moment-là".

Le déclarer de cette façon est grotesque. Bien entendu, Mahmoud Abbas et les pays arabes, derrière lui, sautent sur ces occasions, sinon de rompre l'apparence du dialogue auquel ils disent aspirer, du moins de permettre aux américains de continuer à faire valoir leur intransigeance sur les conditions d'une reprise des négociations israélo-palestiniennes.

Netanyahu, c'est évident, n'est pas le chef d'Etat le mieux conseillé de la planète. Puisqu'il ne s'est même pas trouvé quelqu'un, près de lui, pour lui souffler qu'il fallait commenter la nouvelle en déplaçant sa perspective. Dire, par exemple, que la décision de cette construction est une décision de principe qui entre dans le cadre d'un plan d'urbanisation qui n'a pas encore reçu l'aval politique du gouvernement. Cela aurait suffi.

C'est exactement la même chose que de dire " je ne savais pas", mais sans avoir l'air de se moquer du monde, ou, en tout cas, de vouloir ficeler Jo Biden dans le paquet de logements par une consigne en sourdine.

Bien sûr, la situation internationale, et singulièrement celle qui voit Israël confronté à des choix sur trop de sujets à la fois, serait une raison suffisante pour que le gouvernement de l'Etat Hébreu ne soit pas enclin à une danse du ventre qui serait vite interprétée comme une hésitation.

Mais cela ne doit pas l'empêcher de ménager ses quelques amis. De ne pas les mettre en porte-à-faux, ou de les conduire à durcir leurs propres positions afin de prouver leur impartialité à l'égard de ceux qui ne sont pas les amis d'Israël.

Peut-être qu'Israël, sous l'emprise de cette difficile réalité, a-t-il d'autres chats à fouetter qu'à prendre le temps de réfléchir à son image. Si c'est le cas, alors ne nous étonnons pas de voir, comme dans le journal Le Monde du week-end dernier, Laurent Zucchini raillait le lancement par Edelstein, le ministre chargé de la Diaspora, d'une campagne d'explication des israéliens dans le monde.

Si les medias ne laissent rien passer pour continuer  d'infléchir l'opinion internationale contre lui, il faudrait, au minimum, que l'Etat Juif, lui, cesse d'apporter de l'eau à leur moulin.

Les "experts" de Netanyahu ne savent-ils pas que la guerre des images est aussi une guerre des mots? Et qu'il n'en ait aucun qui oublie de sortir avec son boomerang.
 

Publié dans Israël

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