Abbas, Hamas, Obama et la synagogue.

Publié le par Dabbag.info.over-blog.com

4426164978_3478157101.jpg__Ne disons pas, comme le beau-frère de Netanyahu, que le Président des USA est antisémite. Ou, plutôt, disons que ce n'est pas une question qu'il est utile de nous poser...pour l'instant.

En revanche, rien ne nous empêche de nous demander pourquoi l'administration américaine, toujours prompte à intervenir dès qu'Israël bouge le petit doigt, ne réagit pas à ce qui est en train de se dérouler sous ses yeux.

La remise en cause, par l'OCI et tout le monde arabe réuni, Abbas et Hamas compris, de la restauration de la très ancienne synagogue de la Hurva, à Jérusalem,  ne paraît pas alarmer ni Madame Clinton, ni les porte-paroles de Washington sur le caractère exclusivement religieux de la colère islamique.

Hilary Clinton, qui vient de répéter l'indéfectibilité des liens qui unissent Israël à son pays, aurait pu saisir cette occasion, à chaud, pour réprimander Mahmoud Abbas et lui enjoindre de cesser de faire feu de tout bois. Obama lui-même serait bien inspiré de déclarer solennellement que l'Etat Juif ne commet aucun crime à reconstruire, dans un vieux quartier juif de sa capitale, un lieu de prière.

Mais, ce qui est plus grave encore, c'est que les Américains ne relèvent pas le silence d'Abbou Mazen devant l'appel du Hamas qui exhortait la population arabe de Jérusalem et de Cisjordanie à faire de la journée d'hier une "journée de colère".

Ce silence en dit long sur l'Etat Palestinien qu'Abbas appelle de ses voeux et qui vivrait à côté d'un Etat Hébreu dont une partie de son peuple ne voudrait pas. Surtout s'il continue de laisser un mouvement terroriste, auquel il dit être opposé, décider du déclenchement de "colères" successives ou de nouvelles intifadas.

Répondre à cela que le Président de l'Autorité Palestinienne ne représente pas grand-chose au plan politique réel ne suffit pas. Comme prétendre que les dissensions internes, notamment avec la branche armée de son Fatah, devraient s'estomper après un accord de paix avec Israël.

Car c'est faire peu cas d'un élément auquel les israéliens prêtent, heureusement, de plus en plus d'attention, à savoir la dangereuse proximité entre le Mouvement islamiste à l'intérieur d'Israël et les groupes radicaux au-delà de ses frontières. L'Etat Palestinien d'Abbas aura toujours beau jeu de s'abriter derrière de multiples prétextes pour ne rien exiger de ses opposants quand il ne les encouragera pas à des actions pernicieuses.

Les amis américains sont, sans l'ombre d'un doute, très conscients que les concessions qu'ils imposent à Israël ne le mettent pas à l'abri d'un futur cul-de-sac. Pour cette raison, et seulement pour elle, pas même par philosémitisme, ils auraient pu, dès hier soir, prononcer ces mots de "quartier juif", sans parler de celui de "Capitale". Puisque, en partie ou en totalité, le monde entier sait que Jérusalem demeurera la capitale de l'Etat Juif.

A moins que Barack Obama ait aussi un problème avec la réalité. 








 

Publié dans Israël

Commenter cet article