Israël:pas de Lula pour Liebermann

Publié le par Dabbag.info.over-blog.com

4226838967_0b5c0f5c75.jpg__Le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Liebermann, a donc décidé de ne pas participer aux rencontres organisées avec le Président brésilien Lula da Silva, en visite en Israël.

Raison invoquée : le refus de ce dernier d'aller déposer une gerbe sur la tombe de Théodore Herzl, le fondateur du sionisme et inspirateur de la création de l'Etat Juif.

Le protocole israélien prévoit cet acte de reconnaissance auquel le Président brésilien a voulu se soustraire. Disons-le comme nous le pensons: ce refus est inadmissible, insupportable et inamical.

Lula ne se gênera pas d'aller, au nez et à la barbe du gouvernement de l'Etat Hébreu, rendre un hommage solennel à feu Yasser Arafat, fondateur de rien sinon d'une OLP terroriste qui a longtemps nié le droit à l'existence d'un Etat Juif.

Inadmissible, insupportable, inamical, mais cohérent, ce renoncement du Président Lula de témoigner à son hôte israélien une certaine empathie. Lula n'est pas clair. Il cherche à naviguer entre deux eaux, dont la trouble iranienne.

Rappelons qu'il ne veut pas voir l'Iran sanctionné à l'ONU et prétend qu'il serait "imprudent" de mettre ce pays "le dos au mur", ce qui ne l'empêche pas de vouloir jouer un rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestinien. 

L'appel à la destruction de l'Etat Juif d'Ahmadinejad ne semble pas, non plus, beaucoup l'émouvoir, et sa visite de courtoisie au mois de mai prochain à Téhéran reste toujours au programme de cet homme dont la duplicité pourrait bien ressortir d'une conception révolutionnaire des relations internationales.

Ce nouveau type de tiers-mondisme et de non-alignement, comme par le passé, ne prend en compte que le vieux dogme de la "rupture des équilibres" et la rengaine des partisans d'un dialogue Nord-Sud obsolète.

Le Président Lula ne voit pas que le monde a changé et que ces équilibres ont le vertige devant des entreprises conquérantes qui n'ont rien de moins dangereux pour l'avenir de l'humanité que celles contre lesquelles la sainte bible marxiste disait se prémunir.

La position de Liebermann est recevable parce qu'elle est une manière de stigmatiser celle d'un homme d'Etat qui, voulant affermir son aura nationale, peut-être méritée, reste accroché, au plan international, à des stéréotypes d'un monde révolu. 

S'il était bon, et même compréhensible, que le Premier ministre Netanyahu, et le Président Shimon Pérès avant lui, fasse son travail, il faut reconnaître, qu'en cette circonstance, une voix contre n'est pas de trop.












 

Publié dans International

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