Shlomo Sand le commis voyageur

Publié le par Actu-JSay

344226331_0e1058f1f9.jpg Dans son excellent article sur Shlomo Sand mis en ligne sur Primo Info, Marc Nacht nous rappelle qu’il faut toujours aller chercher sous la peau de quelqu’un ce qui apparaît au premier abord comme une simple éruption d’urticaire. En deux mots : “L’invention du Peuple Juif” de cet historien du cinéma qu’est Sand ne peut être qu’une forme maligne de démangeaison.


Sans vouloir le dédouaner, Nacht le place sur un divan que nous trouvons un peu trop confortable à notre goût. Bien entendu, l’auteur ne justifie pas le patient mais il lui trouve une sorte de circonstance atténuante historique, déplacée parce qu’historicisée précisément. 


Le mêmes causes produisant souvent les mêmes effets, c’est aller vite en besogne que de prétendre que le “non” du père puisse avoir comme conséquence un “déni du peuple” lorsque l’on sait que la plupart des bâtisseurs de l’Etat Juif revenaient de cet immense désert où leur identité avait été passée sous la herse tsariste, bolchévique et nazie pour finir. 


Sand ne reproche pas à son père son appartenance au Peuple Juif, il lui reproche d’avoir été son père. Dès lors, dans l’impossibilité de réduire son géniteur à une fonction fictive, il se coupe à coup de hachoir un costume d’origine à la fois lointaine et spontanée. Mais le ridicule avance masqué, en l'occurrence.


Nietzsche avec son célèbre “je suis mort en tant que mon père” du premier chapitre de Ecce Homo, ne faisait finalement rien d’autre que cela : conclure par une certaine  impuissance de tout être à faire naître avec lui une génération ex-nihilo.


Shlomo Sand ne passe pas par quatre chemins. Pour des raisons que la psychanalyse ne suffit pas à expliquer, il cherche à régler un compte avec l’Etat Hébreu en choisissant de maquiller sa démonstration esthétique en postulat "historique". Il a donc confusément compris qu’en déniant aux Juifs le droit de se prévaloir de leur ascendance hébraïque, il ouvrait la porte à un pseudo débat dont il serait la vedette. 


Car, au fond, tout son passé se résume à la quête d’un certain vedettariat. Malheureusement pour Israël, ce genre d’individus ne manque pas ; ni dans les journaux, ni dans les universités. 


La remise en question de la forme de l’Etat, sinon de sa légitimité, procure à ces détracteurs d’innombrables occasions de voyages à l’étranger garnis de conférences qui sont autant de moyens de vendre leur salade.


Il n’y a pas loin du statut de nouvel historien à celui de nouveau commerçant. Et Sand, à l’instar de quelques autres qui n’ont pas mal réussi dans ce type d’affaires, a bien senti que sa clientèle aller se ruer sur l’originalité de son chiffon. 

 

Publié dans Antisémitisme

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Yigal 23/02/2010 18:58


...Et il va en faire des affaires ! J'ai oui dire que son torchon allait bientôt etre traduit en ... arabe !
Il aura une bonne place dans les librairies arabes, juste a coté de certains protocoles...