Sarkozy à Hebron, Sarkozy à Hebron...

Publié le par J.Dabbag.

Sarkozy1 __A scander sur le rythme et dans le ton d'un slogan de manifestation : "Sarkozy à Hebron, Sarkozy à Hebron !!!!". Evidemment, il n'est pas question de forcer le Président de la République à aller se recueillir au Caveau des Patriarches et, une fois d'y être, de ressentir ce que nous, Juifs, ressentons comme émotion quasi viscérale devant la preuve de l'origine de ce qui nous fait Peuple.

Non, le Président aurait besoin de simplement faire constater, sur place, que toute petite phrase peut, sinon être prémonitoire ou incitative, du moins reprise au bond par des mouvements palestiniens qui, on le sait, n'ont pas pour habitude d'en rater une.

N'attendons pas de Mahmoud Abbas qu'il retienne ses troupes d'excités; ni, maintenant, de Sarkozy qu'il martèle à l'intention des Palestiniens que c'est pas très aimable de leur part d'avoir saisi cette occasion pour démontrer que l'air est effectivement surchargé d'électricité.

Le Président pourrait cependant se montrer étonné de la réaction arabe devant la décision israélienne de faire entrer le Caveau des Patriarches dans le patrimoine historique des Juifs.

Entre nous, beaucoup de monde pensait que c'était déjà chose faite depuis belle lurette. La Mosquée d'Ibrahim, construite sur les lieux où furent ensevelis Adam et Eve, Abraham, Isaac, Jacob et leurs épouses, n'étant rien de plus qu'un avatar de la dispersion des Juifs et de leurs multiples persécutions. Au même titre que les écoles coraniques ou des hangars à grain polonais sur les décombres de synagogues millénaires ! Réflexion peut-être un peu rude, mais objective. 

A côté de ça, on a l'impression, depuis un certain temps, que le monde entier voudrait voir les israéliens se contenter d'une promenade sur la Tayelet de Tel-Aviv ou de la promotion que ce monde-là fait aux films d'Amos Gitaï. "Mangez vos falalels et faites-nous plaisir" : rien ne dit qu'on n'entendra pas ça bientôt.

La décision concernant le Tombeau de Makhpela ou la construction de logements pour les juifs hiérosolymitains devenant un casus belli aux yeux de certains gouvernements étrangers, il serait temps qu'Israël revoie un peu ses classiques diplomatiques, et, sans éternellement se justifier, pose avec détermination la question de sa souveraineté à ceux qui font mine de ne pas chercher à la remettre en cause.

Il est vrai que Nicolas Sarkozy, en parlant de "risque de nouvelle intifada" si les négociations de paix ne reprenaient pas entre les deux parties, n'avait certainement pas l'intention d'en encourager le déclenchement. Cependant, le Président devrait savoir que les deux camps ont les moyens de se durcir, et que c'est souvent celui qui se sent esseulé qui se braque davantage.

L'erreur de beaucoup, et d'eux-mêmes en particulier, est de croire que les Palestiniens sont à ce point les mieux placés que l'on ne joue pas avec le feu en continuant à nourrir leur intransigeance. 

J.Dabbag 

 

Publié dans Israël

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