Retour sur Dubaï, dit "oeil de lynx"

Publié le par Actu-JSay

3328771641_5e297c0ab3.jpg Le chef de la police de Dubaï est en train de devenir une véritable star de la toile. Dahi Khalfan Tamim sait ce qu'il sait et même s'il ne sait pas tout il prévient qu'il pourrait demander l'arrestation pour meurtre de Meir Dagan, le patron du Mossad. Parce qu'il en apprend chaque jour de plus en plus qui lui confirme sa première certitude : ce sont bien des agents israéliens qui ont éliminé le trafiquant d'armes Al-Mabhouh.

Trafiquant aussi, cet ex-activiste du Hamas, puisqu'il semblerait que non content d'aider les siens à trouver de la marchandise, il pourvoyait également en machines à tuer des clandestins des Frères Musulmans égyptiens, le Hezbollah et autres gracieuses organisations aussi peu recommandables. 

Mais le fait qu'il gênait beaucoup de monde ne paraît pas être une raison suffisante, pour le chef Tamim, de fouiller avec plus de persévérance dans les recoins de cette sombre histoire. Ou, du moins, dans sa prolixité, de reconnaître que trop de zones d'ombre ne peuvent que laisser planer un doute.

De doute, il n'en a aucun. Pas davantage qu'une certaine presse qui, grâce à des "sources sûres" qu'elle ne nomme jamais, croit pouvoir affirmer que cette opération est un fiasco du service de l'Etat Hébreu et de Dagan à titre personnel. 

Il serait pourtant plus judicieux,pour les commentateurs qui se veulent objectifs, de commencer par se poser quelques questions.

Comme, par exemple, se demander pourquoi le chef Tamim, disposant d'autant d'images, n'en diffuse aucune prise dans le couloir où était située la chambre d'Al-Mabhouh, alors que des caméras y sont toujours en activité comme dans les autres parties de l'hôtel.

Une autre question : pourquoi le Mossad disposant de complices palestiniens sur place a-t-il eu besoin d'envoyer onze agents supplémentaires pour conclure?Deux ou trois kidonim (les exécuteurs) auraient largement suffi et pu disparaître sans laisser autant de traces de leur passage.

Enfin, comment classer comme simple péripétie subsidiaire le fait que ce serait la première fois de son histoire que le Mossad utilise sur de vrais ou faux-passeports les noms de citoyens israéliens vivants ?

Comme nous l'avons déjà écrit ici-même, cette "preuve" devrait non seulement mettre la puce à l'oreille mais être constitutive d'une interrogation de fond : qui avait intérêt à "mouiller" le service israélien à ce point ?

Lui-même ? Ou bien des amis qui lui veulent moins de bien qu'ils ne voulaient de mal à celui qui, probablement, n'avait pas respecté son contrat ou les règles d'un jeu qu'on lui avait imposé.

Dabbag









Publié dans Moyen-Orient

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