Yann Moix, Arthur,Gil, Eric, et qui encore?

Publié le par Actu-JSay

__ Une certaine Jacqueline trouve sur JForum un article de Gil Taïeb      faisant l'éloge d'un papier de Yann Moix sur Arthur le présentateur (et subséquemment comique) de la télé, et (Jacqueline) le communique à notre confrère JSSNews qui le met en ligne aujourd'hui, ouf...on voyait plus la fin des présentations !

Et que dit ce papier qui fait se pâmer tout notre aréopage? Qu'Arthur a raison de prendre fait et cause pour Tsahal; qu'il est victime de campagnes de calomnies qu'il sait magistralement repousser d'un revers de main, vu que c'est tout à fait son droit de soutenir l'Armée d'Israël puisque, tout compte fait, c'est aussi une nécessité inhérente à son "être-juif". Voilà.

Yann Moix pousse le bouchon encore plus loin et déclare sans ambages que "sans les Juifs, le monde court à sa perte", renchérissant d'un "Oui, sans les Juifs, nous sommes perdus".

   Sans vouloir imiter le chant du coq anglais de droite à la Eric Zemmour, toujours prompt à jouer les instruments de démesure de son Ruquier de patron, il nous faut quand même objecter à Moix qui vient de consacrer tout un livre à son ami Roman Polansky, qu'il est certain philosémitisme dont l'outrance peut toujours prêter à confusion.

Et Zemmour de ne pas avoir vraiment tort d'y aller de son "lâchez un peu les baskets aux Juifs" auquel ni Ruquier ni Nolleau se s'attendaient certainement ce soir-là.

D'autant que quelque chose nous dérange un peu dans ce lâcher de ballons que Taïeb porte aux nues; c'est le présent auquel  Yann Moix conjugue, à deux reprises, la course à sa perte d'un monde sans les Juifs.

Un conditionnel eût été préférable. Loin de nous, évidemment, l'idée de suspecter un instant Yann Moix d'antisémitisme, et encore moins de lire dans sa tirade comme une crainte programmatique.

Pourtant, au risque de passer pour plus tatillons que nous sommes, il convient de nous rappeler, d'abord à nous-mêmes, que l'expression "qui trop embrasse mal étreint" peut prendre tout son sens par les temps qui courent.

Et de garantir à nos vrais amis que nous tiendrons notre promesse, le calme revenu, de nous soigner de cette paranoïa qui nous avait tant fait défaut dans un passé pas si lointain que ça.

 

Publié dans France

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