On tourne en rond devant l'Iran

Publié le par Actu-JSay

3979323679_5504ddd9a5.jpg Benjamin Netanyahu préconise maintenant de décréter un embargo sur les hydrocarbures à destination de l'Iran sans passer nécessairement par une résolution du Conseil de Sécurité. La position de la Chine, disposant d'un droit de veto quasiment infranchissable, rendrait impossible l'adoption de mesures fortes contre le pays dont elle dépend sur le plan pétrolier.

La Russie, de son côté, ne cache plus sa réelle préoccupation devant les provocations iraniennes en matière de développement de son parc d'enrichissement d'uranium. A 20% ou à 90%, cet uranium enrichi semble maintenant énerver le Kremlin qui ne veut pas prendre le risque de voir la région soumise à des tensions supplémentaires.

Paris continue de condamner. Washington de gronder et les autres de s'inquiéter. Pendant ce temps, les centrifugeuses tournent et les Gardiens de la Révolution et leurs Mollahs ne bougent pas d'un iota de leur arrogante prétention à placer le monde sous l'influence de leur diktat. 

Quant à Obama, il ne fait aucun doute qu'il est très embarrassé maintenant qu'Ahmadinejad a repoussé la main qu'il lui tendait au début de son mandat.

Il n'y a que la Turquie, par la bouche d'Erdogan, qui considère n'y voir rien à redire sinon qu'il faut oublier sanctions et intervention militaire contre les centrales atomiques de ses nouveaux amis.

Nous n'allons pas, ici, spéculer sur les intentions que cache le jeu trouble du "partenaire" ottoman d'Israël, mais il ne serait pas surprenant que le Premier ministre turc se détourne définitivement de ses "amis" juifs à cause du problème iranien, avec d'autres prétextes évidemment.

Après tout, rien ne nous incite, pour l'instant, à penser qu'Erdogan, dans cette affaire, se sente plus proche des occidentaux que de l'Iran.  Malgré tout ce que l'on pourrait objecter en sa faveur (OTAN, Europe etc...), il n'est pas sûr qu'Erdogan ne voie pas dans ces tensions une occasion de servir de tampon stratégique dans la région.

Quoi qu'il en soit, si personne ne peut savoir aujourd'hui sur quoi va déboucher cette période de glaciation internationale contre l'Iran, il est inadmissible que la communauté internationale continue de faire sa danse du ventre pour la plus grande joie d'un adversaire qui, impassible, prend tout son temps et la nargue.

Netanyahu a donc raison de s'impatienter. Il sait que le Conseil de Sécurité ne fera rien et que seuls ses trois ou quatre plus proches amis peuvent maintenant décider de changer la donne. "Trois ou quatre" est un nombre de pure forme...qui justifie l'inquiétude grandissante de l'Etat Juif.

J.S 

 

Publié dans Géopolitique

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