La maladie de l'Ayatollah Khameneï...

Publié le par A.K.

Khamenei-copie-1.jpg__Une correspondance à Beyrouth nous apprend que le "bruit" court que le Guide Suprême de la République islamique serait non seulement gravement malade, ce que l'on sait depuis un bout de temps, mais que sa maladie pourrait même être entrée dans sa phase terminale.

Notre interlocuteur ajoute qu'un journaliste libanais de ses amis aurait appris aux "meilleures sources" que c'est pour cette raison que les gouvernements étrangers, informés par leurs services de renseignement, sont en train de temporiser leur action contre le régime de Téhéran sur la question de son nucléaire militaire.

Dans cette hypothèse, effectivement, nul ne peut prévoir dans quel sens tournerait le vent intérieur et qui finirait par l'emporter dans cet imbroglio perse dont on a, objectivement, beaucoup de mal à cerner les contours.

Si cette nouvelle se vérifie, on comprendrait, sans être obligés de l'admettre évidemment, que les occidentaux fassent quelque calcul à moyen terme. Notamment en attendant que les Russes se rallient plus efficacement aux mesures que sont susceptibles de prendre les cinq autres nations.

Bien que l'on sache que la Russie a tout intérêt à ce que l'Iran envenime ses relations avec l'Occident afin de maintenir sa position quasi-exclusive dans la fourniture de gaz, et que le sous-sol des Mollahs en recélant des quantités faramineuses, cette position serait forcément mise à mal.

De la même façon, l'Europe ne peut trop brutalement se couper d'une source qui, à terme, pourrait la libérer de l'emprise de Moscou. Ceci expliquant cela, on n'a aucune peine à imaginer les occidentaux tentés par faire feu de tout bois, et à ne rien prendre, d'emblée, pour pure intoxication, tant qu'une petite chance de sauver leurs barils se profile.

Il n'en demeure pas moins que tout le monde ne peut se payer ce luxe. Israël, par exemple, n'a pas à considérer ce "bruit" pour autre chose que ce qu'il doit vraiment être, à savoir une énième tentative des mollahs pour gagner du temps dans leur programme atomique.

Israël n'a aucune raison, par ailleurs, de penser que celui qui viendrait remplacer le soi-disant agonisant serait mieux disposé à son égard. Il est même fort probable que ce soit pire, étant donné le nombre de pions déjà mis en place par Ahmadinejad.

Ce qui est paradoxal dans cette sale histoire, c'est de voir avec quelle facilité l'Occident accepte, à chaque occasion, de permettre aux iraniens de bloquer l'horloge.

De là à supputer, comme le feraient les esprits chagrins, que le "bruit" de Beyrouth soit venu d'un autre continent, il n'y a qu'un pas.

 "Je vois les faits, je tire des conclusions", écrivait Bulgakov dans "Coeur de chien". Les faits : on tergiverse, on temporise,  on demande à Israël de patienter, et l'Iran poursuit sa marche vers l'irréversible. Les conclusions : l'Occident ne veut pas se débarrasser d'une République islamique qui le nargue et continue de promener un Etat Hébreu dont il retient la puissance armée.

Aussi, que Khameneï soit au chapitre de la mort ou non, cela importe peu. C'est le monde occidental qui est grippé. 


A.K.
 

Publié dans Géopolitique

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