Iran :la petite phrase d'Hilary Clinton

Publié le par Actu-JSay

Pasdaran.jpg  La Secrétaire d'Etat vient de déclarer, à Doha, que "l'Iran se dirige vers une dictature militaire".
Outre le fait que cela signifie que l'administration américaine va peut-être enfin se décider à sanctionner le régime des mollahs en le frappant en plein coeur à travers ses Gardiens de la Révolution, les sinistres Pasdarans, cette petite phrase est très révélatrice. Madame Clinton fait là, d'une certaine façon, un double, voire triple, constat d'échec.

Echec du mouvement de protestation contre le Guide Suprême de la République Islamique et son gouvernement dictatorial, échec de la Communauté internationale dans le soutien direct, ou indirect, qu'elle n'a pas su ou pu apporter au peuple courageux qui n'a pas hésité à prendre de vrais risques en manifestant dans les rues du pays son rejet de la théocratie.

L'autre aveu d'échec que l'on peut lire derrière les mots d'Hilary Clinton est beaucoup plus préoccupant.

Pourquoi l'administration Obama admettrait-elle la possibilité de ce passage à une dictature des Pasdarans sinon pour reconnaître sa faillite à empêcher une radicalisation tous azimuts des suppôts de Khameneï et de sa marionnette de Président ?

En d'autres termes, Clinton ne voit pas comment faire obstacle à la marche de la République Islamique vers l'arme atomique qui n'est pas le jouet dont accepteraient de se priver les militaires khamenistes.

Il n'est pas utile d'être grand talmudiste pour comprendre dans cette déclaration que la Secrétaire d'Etat ne croit pas trop à l'efficacité des sanctions. Puisque, dans le cas contraire, elle aurait au moins espéré une précipitation de la chute du pouvoir en place, dont les Pasdarans sont les chiens de garde, sous les coups de butoir économiques.

Une question vient alors à l'esprit : qui, dans la région, et même dans des régions plus lointaines, pourrait bien bénéficier d'un nouveau Yalta moyen-oriental ?

Certainement pas Israël, pour sûr !

S.Dabbag
 
 

 

 

Publié dans Iran

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