Iran :bruits de bottes et bruits qui courent.

Publié le par Simon Fils

2607995462_8ec324f067.jpg__Le voyage de Stanley Fisher en Chine, à la demande de Netanyahou, afin de la convaincre de ne pas utiliser son veto au Conseil de Sécurité de l'ONU dans le cadre de sanctions décidées contre l'Iran pour la contraindre à renoncer à son programme nucléaire, fait figure de dernière chance. On espère que le Président de la Banque d'Israël aura les arguments pour faire mouche.

Mais, dernière chance avant quoi? Avant une intervention militaire israélienne contre les sites iraniens, répondent en choeur ceux que nous nommons, à Dabbag, les commentateurs chevronnés. Ces mêmes informés à des "sources dignes de foi" prévoyaient déjà une attaque au printemps...2008. Il est vrai que leur raisonnement n'avait pas "paramétré" le ralliement des Russes aux positions de la communauté internationale. Ils ne pouvaient pas prévoir, non plus, que le régime des mollahs allait se délabrer, à l'intérieur, à une vitesse qui, aux dernières nouvelles, ne va pas en se ralentissant.Et, ajouteront les mêmes, en ce temps là Obama n'existait pas. 

Cette fois, c'est avec le pétrole iranien qui désaltère la Chine que l'on veut nous expliquer les raisons du blocage d'un salut par un vote universel...et que si ce verrou ne saute pas, on va en guerre.

Comme si la Chine ne craignait pas davantage le coup porté à son économie par une conflagration autour du détroit d'Ormuz qu'une batterie de sanctions contre un pays dont elle resterait le dernier apporteur de devises. La question est peut-être naïve, mais la réponse?

Israël a le devoir de procéder à tous les exercices possibles en prévention de toute situation qui lui serait imposée, soit par des forces ennemies, soit par un changement radical de la perception qu'auraient les amis de l'Etat Juif de sa sécurité. On entend déjà ici ou là qu'une République Islamique dotée d'une capacité nucléaire militaire ne constituerait pas un danger pour l'existence-même d'Israël.

Quand Ehud Barak l'affirme, on comprend pourquoi, et on applaudit. Mais si cela vient d'ailleurs, on peut s'en inquiéter.

Le nouveau drone Eitan qu'Israël vient de dévoiler à la presse fait courir plus de bruits que la capture du chef sunnite de la Jundallah du Balushistan iranien dont on apprend qu'il venait de quitter une base américaine et passait par le ciel du Pakistan allié. Avion détourné comment ? Dénoncé par qui ? Pourquoi ? 

Qui tient qui par la barbichette ?

Voilà des questions auxquelles nous aimerions trouver des réponses ; rien à voir avec les bruits qui courent sur le marc de café!

Simon Fils 



 

Publié dans Iran

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